TERMES DE REFERENCE DU DEMARRRAGE DU PROJET TUSHIRIKI NAO
1. Contexte
Depuis le 20 janvier 2025, une dégradation de la situation sécuritaire en RDC a été connue avec la reprise des
offensives du M23 sur plusieurs fronts au Sud Kivu et Nord Kivu dans les territoires de Minova, Sake, Masisi,
Nyiragongo. Ces affrontements ont eu des impacts significatifs sur les sites de déplacés forçant plus de 700 000
personnes (41% enfants d’âge scolaire) nouveaux déplacés s’ajoutant aux 7,2 millions de personnes
anciennement déplacées. De nouveaux mouvements des déplacés (anciens et nouveaux) vers Goma et
actuellement certains parmi eux ont commencé à retourner dans leurs localités d’origine (estimés à 60% des
IDPs qui vivaient dans les sites).
A Goma, les populations locales ont été affectées notamment par les tueries, les cas de vol, les assassinats ciblés
ayant un impact sur la santé mentale des populations locales.
Les déplacés des localités de l’aire de santé de Kingi ont commencé leur mouvement retour entre mi et fin
février 2025. Au cours de cette période, environ 17 000 personnes sont retournées dans la zone en provenance
des anciens sites de Kashaka, Bulengo, Sam-Sam. En raison de ce mouvement massif, une alerte 5763 a été
enregistrée dans Ehtool OCHA, conduisant à une mission Go and s’est réalisée par Solidarités International du
04 au 06 mars 2025 afin de collecter les données empiriques sur la dynamique de mouvement dans la zone,
identifier les besoins prioritaires des populations, évaluer le contexte sécuritaire ainsi que les modalités d’accès
humanitaire dans la zone. Pour obtenir un aperçu global de l’impact de cette crise sur Kitshanga/Burungu en
tant que zone de retour, l’ONG internationale Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC), en coordination
avec la COHP, a mené une Évaluation Rapide Multisectorielle (ERM) du 27 février au 5 mars 2025. Cette
démarche visait à recueillir des données chiffrées sur les personnes nécessitant une assistance humanitaire
d’urgence, tout en mobilisant les acteurs clés des clusters Protection (LTP & Protection spécifique),
Abris/AME, Éducation, Wash, Santé, Sécurité Alimentaire et Nutrition, afin de favoriser une réponse
holistique, pertinente et efficace.
Les informations recueillies lors des sessions de focus groups et d’entretiens individuels témoignent de plusieurs
impacts majeurs pour les ménages retournés et déplacés, notamment :
la perte d’articles ménagers essentiels, la destruction des abris, avec récupération des matériaux (planches) par
des tiers pour usage comme bois de chauffe, la dégradation des infrastructures scolaires, affectant mobiliers et
manuels, le vol de produits agricoles par d’autres retournés, nuisant aux propriétaires des champs, la perte des
moyens de subsistance, la dégradation des infrastructures communautaires, telles que les systèmes
d’approvisionnement en eau potable et les latrines (familiales et Communautaires.
Il est important de mentionner, l’accès des humanitaires restes préoccupant pour les populations locales et
déplacées. L’aéroport reste fermé et les capacités de déploiement des acteurs humanitaires restent limitées. Les
femmes, les enfants et les jeunes restent les personnes les plus touchées cibles au recrutement forcé dans le
groupe armé, si ces derniers ne sont pas protégés et encadrés. Les populations locales, ainsi que les déplacées et
les retournées qui sont dans les familles d’accueil restent sans assistance aux vues de la détérioration de la
situation humanitaire. Les besoins urgents sont notamment l’accès à l’eau, à l’alimentation et aux soins de santé
de qualité. Les besoins en santé mentale doivent être pris en compte globalement et spécialement pour les
femmes, les jeunes et les enfants.
Un appel aux interventions urgentes a été lancée et CADIT-ASBL avec ses partenaires s’alignent à répondre aux
mieux aux besoins des populations en souffrance spécifiquement pour les enfants, les jeunes et leurs familles.
Ainsi donc l'intervention proposée va répondre aux besoins urgents des femmes, des jeunes et des enfants en
renforçant l’appui de proximité en vivres et non vivres, un soutien psychosocial et un appui médical pour les
populations hôtes et retournées à Goma, Nyiragongo, Masisi et Rutshuru au Nord-Kivu.
2. OBJECTIF
2
Il s’agit de 1200 familles subdivisées en deux territoires et la ville de Goma dans la commune de Karisimbi qui
seront enregistrées et codées dans les outils Kobo Collect et Excel pour bénéficier d’une aide en vivres, non
vivres formation sur la résilience après leurs retours par force dans leur milieux respectifs.
3. OBJECTIF SPECIFIQUE
- Identifier les activités prioritaires du démarrage du projet tel que technique, administratif dont nous citons :
A : Convocation du personnel qui va intervenir dans le projet
B : Proposition des contrats de travail
C : Echange sur différentes politiques et manuel des procédures administratives, financières et logistiques
D : Formation sur le démarrage et le déroulement du projet avec toutes les parties prenantes
E : Définition des responsabilités des chaque acteur impliqué
F : Faciliter la coordination et le suivi des activités du lancement
4. RESULTATS ATTENDUS
Ce document de planning validé comprenant
• Les activités de lancement (réunion, mobilisation des ressources, mise en place des outils de gestion)
• Un calendrier détaillé des activités sur la période initiale
• Répartition des responsabilités entre acteurs
• Un outil de suivi qui permet d’actualiser le planning
5. METHODOLOGIE PROPOSEE
• Collecte des informations : Revue de document du projet, discussion avec l’équipe et les partenaires
• Atelier de planification : Réunir les parties prenantes clés pour planifier les priorités
• Elaboration de planning : construction du calendrier (logiciel du type Microsoft Project, Excel)
• Validation : Présentation et approbation par le comité de pilotage
6. ACTIVITES A REALISER
• Préparer la réunion du lancement
• Identifier les activités clés du démarrage
• Définir les jalons et échéances prioritaires
• Etablir le planning détaillé (par phase/ semaine /mois)
7. RESPONSABILITE
• Chef de projet : Coordination globale des activités
• Equipe technique : identification des besoins techniques et enquêteurs
• Partenaires : Participation à la planification et à la validation
Mr pascal KAKUMBA Moise
Coordonnateur Adjoint et Chargé de programme
1. Contexte
Depuis le 20 janvier 2025, une dégradation de la situation sécuritaire en RDC a été connue avec la reprise des
offensives du M23 sur plusieurs fronts au Sud Kivu et Nord Kivu dans les territoires de Minova, Sake, Masisi,
Nyiragongo. Ces affrontements ont eu des impacts significatifs sur les sites de déplacés forçant plus de 700 000
personnes (41% enfants d’âge scolaire) nouveaux déplacés s’ajoutant aux 7,2 millions de personnes
anciennement déplacées. De nouveaux mouvements des déplacés (anciens et nouveaux) vers Goma et
actuellement certains parmi eux ont commencé à retourner dans leurs localités d’origine (estimés à 60% des
IDPs qui vivaient dans les sites).
A Goma, les populations locales ont été affectées notamment par les tueries, les cas de vol, les assassinats ciblés
ayant un impact sur la santé mentale des populations locales.
Les déplacés des localités de l’aire de santé de Kingi ont commencé leur mouvement retour entre mi et fin
février 2025. Au cours de cette période, environ 17 000 personnes sont retournées dans la zone en provenance
des anciens sites de Kashaka, Bulengo, Sam-Sam. En raison de ce mouvement massif, une alerte 5763 a été
enregistrée dans Ehtool OCHA, conduisant à une mission Go and s’est réalisée par Solidarités International du
04 au 06 mars 2025 afin de collecter les données empiriques sur la dynamique de mouvement dans la zone,
identifier les besoins prioritaires des populations, évaluer le contexte sécuritaire ainsi que les modalités d’accès
humanitaire dans la zone. Pour obtenir un aperçu global de l’impact de cette crise sur Kitshanga/Burungu en
tant que zone de retour, l’ONG internationale Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC), en coordination
avec la COHP, a mené une Évaluation Rapide Multisectorielle (ERM) du 27 février au 5 mars 2025. Cette
démarche visait à recueillir des données chiffrées sur les personnes nécessitant une assistance humanitaire
d’urgence, tout en mobilisant les acteurs clés des clusters Protection (LTP & Protection spécifique),
Abris/AME, Éducation, Wash, Santé, Sécurité Alimentaire et Nutrition, afin de favoriser une réponse
holistique, pertinente et efficace.
Les informations recueillies lors des sessions de focus groups et d’entretiens individuels témoignent de plusieurs
impacts majeurs pour les ménages retournés et déplacés, notamment :
la perte d’articles ménagers essentiels, la destruction des abris, avec récupération des matériaux (planches) par
des tiers pour usage comme bois de chauffe, la dégradation des infrastructures scolaires, affectant mobiliers et
manuels, le vol de produits agricoles par d’autres retournés, nuisant aux propriétaires des champs, la perte des
moyens de subsistance, la dégradation des infrastructures communautaires, telles que les systèmes
d’approvisionnement en eau potable et les latrines (familiales et Communautaires.
Il est important de mentionner, l’accès des humanitaires restes préoccupant pour les populations locales et
déplacées. L’aéroport reste fermé et les capacités de déploiement des acteurs humanitaires restent limitées. Les
femmes, les enfants et les jeunes restent les personnes les plus touchées cibles au recrutement forcé dans le
groupe armé, si ces derniers ne sont pas protégés et encadrés. Les populations locales, ainsi que les déplacées et
les retournées qui sont dans les familles d’accueil restent sans assistance aux vues de la détérioration de la
situation humanitaire. Les besoins urgents sont notamment l’accès à l’eau, à l’alimentation et aux soins de santé
de qualité. Les besoins en santé mentale doivent être pris en compte globalement et spécialement pour les
femmes, les jeunes et les enfants.
Un appel aux interventions urgentes a été lancée et CADIT-ASBL avec ses partenaires s’alignent à répondre aux
mieux aux besoins des populations en souffrance spécifiquement pour les enfants, les jeunes et leurs familles.
Ainsi donc l'intervention proposée va répondre aux besoins urgents des femmes, des jeunes et des enfants en
renforçant l’appui de proximité en vivres et non vivres, un soutien psychosocial et un appui médical pour les
populations hôtes et retournées à Goma, Nyiragongo, Masisi et Rutshuru au Nord-Kivu.
2. OBJECTIF
2
Il s’agit de 1200 familles subdivisées en deux territoires et la ville de Goma dans la commune de Karisimbi qui
seront enregistrées et codées dans les outils Kobo Collect et Excel pour bénéficier d’une aide en vivres, non
vivres formation sur la résilience après leurs retours par force dans leur milieux respectifs.
3. OBJECTIF SPECIFIQUE
- Identifier les activités prioritaires du démarrage du projet tel que technique, administratif dont nous citons :
A : Convocation du personnel qui va intervenir dans le projet
B : Proposition des contrats de travail
C : Echange sur différentes politiques et manuel des procédures administratives, financières et logistiques
D : Formation sur le démarrage et le déroulement du projet avec toutes les parties prenantes
E : Définition des responsabilités des chaque acteur impliqué
F : Faciliter la coordination et le suivi des activités du lancement
4. RESULTATS ATTENDUS
Ce document de planning validé comprenant
• Les activités de lancement (réunion, mobilisation des ressources, mise en place des outils de gestion)
• Un calendrier détaillé des activités sur la période initiale
• Répartition des responsabilités entre acteurs
• Un outil de suivi qui permet d’actualiser le planning
5. METHODOLOGIE PROPOSEE
• Collecte des informations : Revue de document du projet, discussion avec l’équipe et les partenaires
• Atelier de planification : Réunir les parties prenantes clés pour planifier les priorités
• Elaboration de planning : construction du calendrier (logiciel du type Microsoft Project, Excel)
• Validation : Présentation et approbation par le comité de pilotage
6. ACTIVITES A REALISER
• Préparer la réunion du lancement
• Identifier les activités clés du démarrage
• Définir les jalons et échéances prioritaires
• Etablir le planning détaillé (par phase/ semaine /mois)
7. RESPONSABILITE
• Chef de projet : Coordination globale des activités
• Equipe technique : identification des besoins techniques et enquêteurs
• Partenaires : Participation à la planification et à la validation
Mr pascal KAKUMBA Moise
Coordonnateur Adjoint et Chargé de programme
